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 Attention aux articulations !

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le pirat
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MessageSujet: Attention aux articulations !   Sam 11 Nov - 16:12

Attention aux articulations !

Au palmarès des traumatismes sportifs, nos articulations occupent les premières places. On compte pas moins de 6 000 entorses par jour ! Et pour les amateurs de glisse, l’entorse du genou est le principal accident de ski.


Des articulations en danger !

Extrêmement fréquentes, les entorses, les luxations et les atteintes des tendons touchent indifféremment hommes et femmes lors d’activités sportives ou tout simplement dans un contexte de travail ou de loisir.
Fans de glisse et amateurs de ballons ronds, attention ! Sur 7 000 cas traités dans le cadre de consultations de traumatologie sportive, on s’aperçoit qu’en ce qui concerne les traumatismes du genou, tous sports confondus, l’entorse s’octroie la première place. Elle représente 35 % des pathologies du genou, avant les lésions cartilagineuses et/ou méniscales (24 %) à égalité avec les tendinites (23 %).

Zoom sur les genoux et les chevilles

Mais quels sports sont les plus grands pourvoyeurs d’entorses ? On constate que le football et les sports de glisse sont à l’origine de traumatismes du genou dans des proportions variables allant d’un quart à un tiers d’accidents pour les adeptes du ballon rond et sensiblement la même proportion pour les fans de glisse hivernale (ski ou surf).
Les luxations

Comparativement aux entorses extrêmement fréquentes (près d’un quart des accidents), les luxations ne représentent que 2 % des lésions recensées en consultation de traumatologie. Le plus souvent sportives, elles peuvent survenir en d’autres circonstances : accidents du travail, traumatologie routière…


Résultant d’une perte de rapport (déboîtement) entre deux articulations, elles siègent essentiellement aux genoux (sauf pour la rotule), à l’épaule, moins fréquemment aux hanches et aux phalanges des doigts. Elles surviennent au cours de sport de combat (judo, boxe) ou de jeux de rugby lors de contacts brutaux entre joueurs ou encore lors de sauts périlleux chez les gymnastes.

Diagnostic et thérapeutique de la luxation de l’épaule

Le diagnostic ne fait pas de doute tant la douleur est spectaculaire et caractéristique. Sur le terrain, les joueurs, entraîneurs et coéquipiers sont familiarisés avec ce type de lésion et savent, très souvent, grâce à leurs notions de secourisme les prendre en charge eux-mêmes. Il leur suffit de les "réduire" sur le terrain en les remettant en place immédiatement.

Mais si le temps a passé et que la douleur est déjà installée, le SAMU ou les pompiers vous évacueront vers un centre hospitalier qui réalisera ce que l’on nomme une “réduction” sous anesthésie, c’est-à-dire une remise en place de l’épaule sur un muscle relâché.

Le risque de récidive n’est pas à écarter, car parfois, même correctement traitées, certaines lésions ne cicatrisent pas totalement.

Le temps de l’immobilisation

Quelle que soit la luxation, le traitement repose sur la réduction et sur le respect impératif d’une immobilisation. Pour le membre supérieur, il faut compter 10 jours qu’il s’agisse du coude ou de l’épaule. On procède ensuite à une rééducation très douce dénuée des mouvements réputés "luxants" qui vise à éviter la raideur et la survenue d’un ostéome (tumeur bénigne formée de tissu osseux). Alors qu’il faut compter six semaines de traitement chez un sportif de loisir, ce délai peut être réduit à trois semaines chez un sportif de haut niveau.

Si la luxation du pouce ou du majeur touche les joueurs engagés dans des sports de combat et nécessite parfois la chirurgie et la réparation des tendons, la luxation de la hanche ou de la prothèse de hanche s’observe dans la vie courante et pose d’autres problèmes.

Plus dramatique, la luxation du genou ou de la cheville n’est pas à prendre à la légère car elle signifie bien souvent l’addition de plusieurs lésions graves sur une même articulation. La gravité de cette lésion, fréquente en traumatologie routière, est sans commune mesure avec un banal déboîtement de la rotule et réclame les compétences d’un orthopédiste. Ce dernier procédera à une immobilisation suivie d’une opération visant à réparer des ligaments touchés et éventuellement à la pose d’un plâtre. Il faut compter un an de récupération pour cette lésion jamais anodine.
Tendinites et tendinopathies

Le terme "tendinopathie" est plus utilisé par les spécialistes que "tendinite". La terminaison –ite signifie inflammation, or toutes les atteintes ne sont pas de ce type. Du célèbre "tennis-elbow" à la tendinite du tendon d’Achille, nous vous présentons les mécanismes et les traitements de ces ennemis de nos articulations.


Tennis, cyclisme, course, sport de combat… les activités à risque de tendinopathie sont nombreuses. Ces affections toucheraient près d’un tiers des sportifs. Si le coude est l’articulation la plus souvent concernée, ces atteintes du tendon peuvent atteindre l’épaule, le talon d’Achille ou le genou. Selon diverses sources de traumatologie sportive, la SOFCOT estime que les tendinites du genou concerneraient ainsi 23 % des consultations.

De l’inflammation tendineuse… à la rupture de tendon.

Les tendinopathies recouvrent des pathologies différentes qui traduisent avec un degré de gravité variable une souffrance du tendon, depuis son inflammation jusqu’à sa rupture. Elles ont pour cible le genou, le coude, l’épaule et le pied.

La tendinite simple se caractérise par une inflammation (souvent douloureuse) sans lésion du tendon. Elle le fragilise tout au plus.

Il n’en va pas de même de la rupture du tendon, qui relève de la chirurgie notamment chez le sportif de haut niveau.

L’âge et le surpoids sont autant de facteurs d’usure susceptibles d’aggraver une tendinite et de favoriser ultérieurement une rupture. C’est d’ailleurs parmi la population âgée de 35 ans et plus que l’on observe une recrudescence des tendinites (30 %) comparativement aux 15-24 ans plus exposés aux entorses.

Tendons et ligaments : une structure identique

Imaginez un cordage tendu entre deux os, c’est ainsi que se présente un ligament. De structure identique et composé des mêmes fibres, le tendon bénéficie d’une plus grande élasticité mais d’une moindre solidité. Ceci lui confère à la fois sa plus grande résistance aux traumatismes en vertu de son élasticité mais une plus grande vulnérabilité aux phénomènes d’usure et de sollicitations excessives.

Il arrive que l’on transforme un tendon en ligament lorsque ce dernier n’est plus fonctionnel, au cours d’une autogreffe après rupture du ligament croisé antérieur du genou. Ce processus de ligamentisation que l’on fait subir au tendon repose sur leur structure très voisine. Elle va ainsi se modifier et adapter sa structure à son nouvel environnement et son nouveau rôle.

L’usure, liée à l’avancée en âge, mais aussi à l’hyper utilisation des articulations lors d’activités sportives, va progressivement favoriser l’inflammation du tendon et le passage à la chronicité. A l’inverse des entorses, on observe peu de tendinites d’origine traumatique.
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